Le jour du dépassement ou le début de la “dette écologique”

Titre : Le jour du dépassement ou le début de la “dette écologique”
Le jour du dépassement, qu’est-ce que c’est ?
Le jour du dépassement (Earth Overshoot Day en anglais) est le jour où l’on considère que l’humanité a consommé l’entièreté des ressources que la planète ne peut produire en un an. Cela signifie qu’au-delà, l’humanité utilise les ressources que la Terre avait déjà produites précédemment et puise dans des stocks limités. La Terre est capable de régénérer ces ressources, mais elle a besoin d’un certain temps. Aujourd’hui, l’humanité utilise les ressources disponibles à un rythme plus rapide que la planète n’est capable de les régénérer.
Ce calcul permet également de déduire le nombre de planètes Terre dont l’humanité a besoin pour répondre à la consommation demandée en 1 an, si elle n’avait pas accès aux ressources déjà produites.

L’avancement du jour du dépassement
En 2026, le jour du dépassement a lieu le 30 juillet. Ce qui équivaut à 1,7 planète. Ce jour est mesuré tous les ans par l’ONG Global Footprint depuis 2006. Mais c’est l’année 1970, qui signe le début du jour du dépassement : l’humanité a consommé pour la première fois l’entièreté des ressources disponibles en moins d’un an. Depuis, l’humanité vit au-dessus des moyens que la Terre est capable de lui fournir.
De plus, chaque année, l’humanité consomme les ressources disponibles un peu plus vite que l’année précédente et le jour du dépassement arrive de plus en plus tôt, à l’exception de périodes comme celle du Covid-19, où il a légèrement reculé en même temps que la quantité d’activités humaines diminuait. Cet outil permet de mettre en lumière la surconsommation grandissante de l’humanité.
Jour de dépassement par pays :
L’organisation calcule également le jour de dépassement par pays. C’est-à-dire quand est-ce qu’aurait lieu ce jour du dépassement si toute la planète vivait comme le vivent les habitants de ce pays. Cette année, en France, il a eu lieu bien plus tôt que le jour du dépassement mondial: le 24 mai. Au-delà du 24 mai, si tout le monde vivait comme nous vivons en France, nous aurions consommé l’entièreté des ressources que la Terre est capable de produire en un an.
Certains pays, comme l’Éthiopie ou l’Inde, n’ont pas de jour du dépassement pour leur pays. Ce qui signifie que si tout le monde vivait comme eux, l’humanité n’utiliserait pas en un an l’entièreté des ressources produites par la Terre sur cette même période. D’autres pays ne sont pas cités, car il peut y avoir un manque de données ou un manque de fiabilité.
Les écarts entre les différents jours de dépassement par pays sont assez représentatifs de la façon de consommer de chaque pays.

Le calcul :
Les données utilisées pour les jours de dépassement par pays utilisent des données de l’année précédente, qui sont parfois recoupées avec des données d’années encore plus antérieures. Les données de ce type sont compliquées à obtenir ou sont parfois des approximations, c’est pourquoi il est important de noter que ces données servent surtout d’ordre de grandeur et qu’une date d’un jour n’est pas extrêmement précise. Ces dates sont parfois corrigées plus tard, avec l’amélioration méthodologique du calcul.
Le calcul est fait à partir de deux données :
La biocapacité : capacité des écosystèmes de la planète à se régénérer;
L’empreinte écologique : demande humaine de production aux écosystèmes pour répondre à nos besoins, comptabilisée en fonction du type de surfaces productives.
Les deux données sont exprimées en hectare global (gha), soit l'hectare de productivité biologique moyenne.
On compare ensuite la biocapacité de la planète avec l'empreinte écologique de l’humanité : le rapport entre les deux donne le nombre de Terres dont on aurait besoin. Multiplié par le nombre de jours dans l'année, on obtient le nombre de jours avant le jour de dépassement.
Jour du dépassement = biocapacité / empreinte écologique * nombre jours dans l’année

Le point Eco-Eco:
C’est une des raisons pour lesquelles Eco-Eco, agence RSE accompagne les TPE, les PME et les ETI, acteurs du changement dans leurs engagements et leur stratégie RSE. Nous sommes convaincus que nous pouvons tous changer nos modes de production et de consommation pour permettre un avenir plus respectueux de notre planète et de notre société. C’est pourquoi nous voulons être aux côtés de ceux qui changent.
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